Vel’ icône

Simplicité durable

Icône des Trente Glorieuses, le Solex (un nom simple, qui ne veut rien dire et se prononce de la même manière dans toutes les langues, selon le cahier des charges qui a précédé la recherche de nom) est gravé dans tous les esprits de ceux qui l’ont pratiqué ou, simplement, rencontré. Chacun a une anecdote ou un souvenir à raconter à sa seule évocation. Léger, maniable, facile à réparer et à entretenir, à vitesse limitée et consommant peu, on ne parlait pas encore de low-tech quand il est né en 1946 mais ce vélo à moteur-là en cochait pourtant toutes les cases. Plus de 8 millions de Solex ont été vendus en 42 ans, de son lancement à son retrait du marché en 1988. 

Pour les quatre-vingt ans du Solex, cette année, l’entreprise normande Rebirth (comme son nom l’indique), propriétaire de la marque depuis 2013, a imaginé un modèle « design » inspiré du modèle historique. Jusqu’à présent les Solex proposés à la vente n’étaient que des vélos à assistance électrique. Le prochain modèle, baptisé e3800, fera, lui, explicitement référence à son ancêtre, dont il partage le numéro d’origine, et sera 100% électrique. Design et Durable : une évolution obligatoire pour donner aux nostalgiques l’envie de passer à l’acte avec bonne conscience. 

Doté d’une batterie amovible avec fixation magnétique, il offrira une autonomie de 100 km et permettra d’atteindre la vitesse maximale de 45 km//h. De quoi favoriser de nombreux déplacements et tant pis si son moteur est moins pétaradant. Comptez tout de même de 2600 à 4000 euros. Low tech, d’accord, mais pas low-price pour autant. 

Comme tous les objets iconiques, le Solex fait donc, à son tour, son come-back, exercice déjà très en vogue chez les constructeurs automobiles qui semble plaire à voir les regards émus de ceux qui découvrent, au coin de la rue, une R5, une R4 ou une Fiat 500 revisitée. L’époque est davantage au rétroviseur qu’à la longue vue. Souvenirs, souvenirs. 

Comme pour les véhicules relancés par Renault ou Fiat, il n’a jamais été question pour le Solex de revenir à l’identique. C’est justement parce qu’il est iconique, et donc immédiatement identifiable, qu’il peut réapparaitre sous une forme nouvelle. Suggérer une forme originelle est toujours plus fort que la reproduire pour susciter une émotion car une forme exacte aura toujours à subir la comparaison. La force d’un design réussi ne tient-elle pas surtout à sa capacité d’évocation ?

Les bonnes pratiques

Les projets éco-responsables de l’agence d’Artagnan.

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