Moins, c’est souvent mieux

Un autre geste pour la planète

Dès qu’est abordée la manière dont nous pourrions agir pour rendre notre économie plus durable, il ne faut pas attendre très longtemps pour entendre le mot réduction. Réduction du nombre de déplacements en avion ou en voiture par ci ; réduction de notre consommation d’eau, de gaz, d’électricité, d’essence par là. Penser durable, c’est d’abord quantifier nos habitudes pour pouvoir mieux les réduire. Diviser pour mieux soustraire.

Voilà qu’à présent est aussi évoquée l’idée de réduire notre nombre de lavages car, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (l’Ademe), chacun d’entre eux libérerait des micro-plastiques provenant des fibres synthétiques utilisées dans l’industrie de la mode. Trop petits pour être filtrés par les stations d’épuration, ils finissent leur course dans l’océan et constituent la principale source de pollution des océans, devant les sacs plastiques, en affectant les écosystèmes marins et terrestres. En attendant une loi imposant des filtres à micro-plastiques dans les machines à laver (en 2025), laver ses vêtements moins souvent serait donc la meilleure manière d’agir. 

Voilà la question de la fréquence du lavage devenue soudainement centrale. Certainement pas après chaque usage, ce qui aurait autant pour effet de nuire aux océans que de contribuer à l’usure des vêtements, mais plutôt après quatre à six usages, à basse température et en évitant le sèche-linge agressif pour la matière recommandent les professionnels. Sur TikTok, le mouvement écologiste No Wash incite carrément à laver ses vêtements et ses cheveux le moins souvent possible pour préserver la planète quand le patron de Levi’s recommande, lui, de ne laver son jean qu’en cas d’absolue nécessité. 

Une autre habitude à prendre, plus difficile, certes, consisterait à privilégier les matières qui s’autonettoient en empêchant la prolifération des bactéries et des odeurs. La laine, le chanvre, le lin ou la fibre de bambou et de coco en font partie. En 2020, la marque wool& en a même fait un challenge, le « 100 Day Dress Challenge », consistant à porter l’une de ses robes en laine pendant 100 jours afin de découvrir la résistance de cette fibre aux odeurs. Il suffisait alors de poster chaque jour une photo de la robe portée sur les réseaux sociaux pour remporter une carte cadeau d’une valeur de 100 dollars. Rigolo et pédagogique : toujours mieux que coercitif et idéologique.

Des déchets en or

Cinquante-cinquante

Plus tard

Les bonnes pratiques

Les projets éco-responsables de l’agence d’Artagnan.

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