Pour renforcer leur transparence dans le secteur textile, Carrefour et Coopérative U ont commencé à déployer l’affichage du coût environnemental de leurs vêtements. Une initiative à replacer dans la stratégie RSE des deux enseignes. L’éco-score de Carrefour ne touche, pour le moment, qu’environ 70 vêtements de sa marque Tex mais devrait s’étendre progressivement à l’ensemble de son offre textile. Chez U, ce sont 220 produits de sa collection Printemps-Eté 2026 qui sont concernés, principalement des jeans et des t-shirts afin de toucher le plus grand nombre de consommateurs. Leclerc ne devrait pas tarder à suivre le mouvement avec sa marque Tissaia prochainement dotée d’un QR code disposé sur chacun de ses produits et la promesse, d’ici 2035, de diminuer de moitié le poids carbone de chacun de ces articles.
Comme pour l’alimentaire, ces éco-scores, chiffrés en points, doivent aider les consommateurs à choisir les produits les plus vertueux. Ils prennent en compte divers paramètres comme la consommation en eau, les émissions de gaz à effet de serre, la toxicité, les possibilités de recyclage ou de réparation ou encore le rejet, pendant le lavage, de fibres microplastiques. Le calcul d’un « coefficient de fast fashion » dépendant notamment des volumes de production est même possible. Plus le chiffre est élevé, plus l’impact environnemental est important. Simples et pédagogiques, ces éco-scores, pour le moment basés sur le volontariat, pourraient vite s’étendre à l’ensemble des marques de mode et même devenir obligatoires. Qui sait ? Ne manque plus qu’un indice concernant les conditions sociales de production…
Dans l’alimentaire, les nutri-scores ont rapidement trouvé leur place dans notre quotidien. En nous renseignant, non sur la composition des produits, mais sur leurs effets sur notre santé, ils sont devenus des repères capables de nous faire préférer un produit à un autre. Appliqués aux vêtements, ils devraient connaître le même succès car leur apparition ne doit rien au hasard. Ils répondent autant au désir des marques de paraître plus responsables qu’à celui des acheteurs d’établir avec elles de nouveaux types de relations. Plus horizontales, plus adultes, plus responsables et plus transparentes. Une information de connaissances et de conséquences.
Demain, le choix d’un vêtement ne se fera plus seulement par une marque, une coupe, une matière ou une couleur mais aussi par son degré de responsabilité. Une forme et une fonction, c’est bien, mais un Design Durable qui sait communiquer sa Durabilité, c’est encore mieux.


